Amérique

 

Climat amérique

La disposition territoriale permet de distinguer deux grands blocs : le triangle nord-américain, qui se termine au sud du Mexique actuel et couvre 21 312 000 km2 (14,2% des terres émergées), et l’Amérique du Sud, autre triangle de 17 700 000 km2 (12%).

Entre les deux, un isthme, doublé d’un chapelet d’îles, forme un double pont de chaque côté des deux mers intérieures, le golfe du Mexique et la mer Caraïbe. La surface globale de ces étroites bandes de terre, tourmentées et morcelées, atteint 2 900 000 km2 et représente 2% des terres émergées du globe.

Les climats généraux s’étendant sur plusieurs millions ou plusieurs dizaines de millions de kilomètres carrés, ils sont déterminés non seulement par la latitude, mais aussi par leur position par rapport aux grandes masses marines et continentales et aux grands systèmes de courants atmosphériques. C’est à ce niveau qu’on voit apparaître des unités souvent improprement qualifiées de « zonales », comme les climats équatoriaux, arides, tempérés. Chacune des grandes zones est occupée par deux ou trois grands climats généraux.

    Les climats régionaux s’étendent sur plusieurs centaines de milliers à quelques millions de kilomètres carrés. Ils doivent leur existence aux caractères essentiels des climats généraux auxquels ils sont intégrés, mais aussi à des facteurs dont l’influence est plus limitée. Ce peut être un aspect de la circulation atmosphérique, comme l’extension vers les pôles des anticyclones subtropicaux en été, sur des régions qui sont en hiver fraîches et sèches (climats dits « méditerranéens »).

Mais les grands caractères du relief interviennent aussi à cette échelle ; ainsi en est-il des montagnes nord-sud qui limitent l’extension des climats tempérés océaniques à une étroite frange littorale en Amérique du Nord. Un pays comme la France, pourtant assez complexe du point de vue climatique, n’a guère que trois climats régionaux bien tranchés : climat tempéré océanique, climat méditerranéen, climat de montagne ou d’altitude. On peut cependant considérer comme relevant de la climatologie régionale bien des nuances à l’intérieur de chacune de ces grandes divisions, comme celles qui opposent les façades à traits fortement « océaniques » aux régions où commencent à apparaître des traits « continentaux » : hivers froids et étés chauds pluvieux de l’Alsace, par exemple.

    Les climats locaux ont une extension bien plus réduite. Ils peuvent changer en quelques centaines ou quelques dizaines de mètres même. Ils dépendent des climats régionaux dont ils font partie, mais aussi des bilans radiatifs locaux et de mouvements de l’air à faible échelle spatiale (comme de nombreuses brises). Ils sont donc sous la dépendance du relief, du couvert végétal, de la nature du sol. Un versant, une forêt, une ville, un littoral marin ou lacustre peuvent ainsi avoir un climat local particulier.

    Les microclimats peuvent varier en quelques mètres, et même, à la limite, en quelques dizaines de centimètres. Ils sont sous la dépendance étroite de caractères très limités influençant le bilan radiatif, et de mouvements de l’air à très faible ampleur. Ainsi, dans une forêt, la couronne des arbres est fortement échauffée pendant le jour, mais se refroidit la nuit. Le sous-bois est plus frais le jour, car il reçoit évidemment moins de radiations, et plus chaud la nuit, car les pertes de chaleur sont limitées par le fait que les feuillages renvoient vers le bas les radiations d’onde longue émises par la surface. Les deux étages de la forêt n’ont donc pas le même microclimat. On peut en dire autant pour le haut et le bas d’un versant, un parc à voitures en ciment et une rue étroite, etc.